Algue Ostreopsis sur le littoral basque

A la suite de cinq signalements transmis depuis le 31 juillet, l’ARS et la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques ont réuni les collectivités (villes, Communauté Pays Basque), l’IFREMER, le centre anti-poison du CHU de Bordeaux, la cellule régionale de Santé publique France, le SAMU, le CHCB…) afin de mettre en place un système de surveillance et prendre des mesures de prévention adaptées.

UNE MICRO-ALGUE TROPICALE

Les analyses de prélèvements d’eau et d’algues réalisés par l’IFREMER ont montré début août une forte abondance de la microalgue Ostreopsis siamensis (qui n’est pas l’espèce observée en Méditerranée). Elle peut produire des toxines pouvant affecter la santé, au niveau respiratoire et/ou cutané avec des symptômes grippaux ou cutanés. Ces symptômes bénins apparaissent 2 à 6 heures après l’exposition et diminuent sous 24/48 heures, sans complications ultérieures.

UN DISPOSITIF DE SURVEILLANCE EN PLACE

Jusqu’à fin septembre, des campagnes d’analyses de l’eau et des algues sont programmées par l’IFREMER sur les plages de la Côte basque.

Outre la surveillance de l’eau, l’ARS demande aux services d’urgence, médecins généralistes, SOS médecin, pharmaciens de lui remonter les signalements de patients reçus qui présenteraient ce type de symptômes.

A ce stade, au regard du faible nombre de signalements et du fait qu’aucun cas grave n’a été détécté, l’ARS ne recommande pas la fermeture des plages. Elle demande cependant une grande vigilance aux baigneurs et aux personnes restant sur la plage.

Un programme de recherche sera prochainement lancé pour comprendre finement la présence de cette algue sur le territoire