Lancement d’une étude sur les mousses marines

La Communauté Pays Basque a souhaité missionner l’Université de Pau et des Pays de l’Adour pour une étude sur les mousses marines. Les résultats seront présentés à l’issue d’un épisode de tempête permettant d’étudier le phénomène.

Des mousses marines, également appelées « barbe de Neptune » sont régulièrement observées l’hiver sur la côte basque. Ces événements spectaculaires, parfois pris pour de la pollution, peuvent être un effet secondaire de la prolifération de certaines algues.

La Communauté Pays Basque, par l’intermédiaire du Groupement d’Intérêt Scientifique Littoral basque, a souhaité solliciter l’expertise des chercheurs de l’Université de Pau et des Pays l’Adour sur les conditions d’apparition de ces mousses marines et leur lien avec une éventuelle pollution des eaux. Cette étude, confiée au laboratoire IPREM (Institut Pluridisciplinaire de Recherche sur l’Environnement et les Matériaux), a pour objectif de mesurer la présence éventuelle de tensioactifs dans les eaux littorales et de cibler ainsi leur origine : naturels (issus d’algues) ou de synthèse (détergents, produits ménagers, cosmétiques, etc).

Un protocole scientifique mis en place

Deux familles particulières de tensioactifs de synthèse suscitent des interrogations environnementales : les LAS (alkylbenzènesulfonates linéaires) qui sont des tensioactifs anioniques et les APE (alkylphénols éthoxylés) qui sont des tensioactifs non ioniques. Ainsi, l’étude aura précisément pour objet de rechercher les concentrations de ces familles de tensioactifs de synthèse dans le milieu naturel (eau de mer, matière en suspension, mousse) mais également dans les eaux brutes et traitées de stations d’épuration.

Les résultats seront présentés à l’issue d’un épisode de tempête permettant d’étudier le phénomène.